Et si le SOKOTO devenait le prochain style urbain musical du Mboa !

3 min


0

On dit souvent que rien de s’invente de nos jours, mais que les choses se réchauffent plutôt. Moi je ne suis pas totalement d’accord avec ça mais puisque nous ne sommes pas sur une discussion scientifique ou philosophique, je vais me contenter de la part de vérité de ce discours populaire. Puisqu’en effet, si on n’invente rien de nos jours, on crée tout de meme de la valeur ajoutée, et on peut surprendre avec la créativité.

C’est bizarre que j’introduise une chronique de musique ainsi. Cela vaut la peine, parce que je veux parler ici d’originalité ou alors de démarcation, mieux d’identité musicale Camerounaise, chose qu’on n’arrive plus vraiment à retrouver dans le flot de musiques dites urbaines aujourd’hui. La Mboa urban music est un melting pot coloré et on va dire, non uniformisé en termes de tempo et rythme. Des hits comot! Mais chacun sa couleur et sa direction. D’ailleurs c’est bizarre que depuis « Coller la petite » et « Ça sort comme ça sort », la Mboa Urban Music, n’a plus vraiment eu de vague influente uniforme.

Remarquez que l’impact de ces chansons qui s’enchainaient en playlist avait conduit à un AfroTrap Kamer dansant et remarqué par la forte bass, le rythme et surtout le langage et les thématiques, ils ont été suivi par des titres tels que « Dedans » de Kamdem, « Ztra Peut » de Z-tra. Oui c’était un alignement Kamer sur le dance floor. Mais depuis 2017, cette fabrication s’est peu à peu dissipée et on est revenu au Cameroun des couleurs variées. Chose qui n’est pas mauvaise mais les enjeux sont plus grands. On a vu le RnB Benskin s’imposer faiblement pour un moment, mais sans explosion.

Le manque de Tendance originale et globalisée dans la musique Camerounaise.

Vous vous souvenez qu’entre 2010 et 2014, le bikusti regnait dans les circuits au Cameroun. Et son émergence était dû à deux choses principales, il y avait de la production, et il y avait de l’uniformité. Ce qui donnait la facilité aux Djs de faire des playlist actuelles du Bikutsi. Aujourd’hui au Cameroun, il y a de la production mais pas cette uniformité. En faisant le tour de 10 labels, on a 10 qualités, chacun sa soupe et parfois c’est des ressemblances aux autres pays, ce qui rend relativement difficile d’affirmer hors du Cameroun, que tel song est Camerounais ou non.

Il nous faut notre SON (au sens de sonner)

Question: Comment fabrique t’on la musique au Cameroun? qu’est ce qui pourrait marcher? à quoi est-ce que l’on peut s’arrimer pour affirmer notre identité et être plus compétitifs à l’échelle continentale voire internationale? Regardez le Nigeria, le Ghana ou la cote d’ivoire, c’est ce qui fait leurs forces. Lorsqu’on écoute un morceau de Techno, on peut s’attendre à voir la même tendance chez Mr P, Yemi Alade… Ce qui facilite leurs distribution et leur consommation en vague au moins sur la tranche des hits et tubes. Au Cameroun ce n’est pas le cas, déjà que nous n’avons pas de nom commun attribué à nos tendances. KO-C a sa part, Tenor aussi, Numerica, Salatiel, Jovi, Stanley (qui suit les tendances extérieures), Daphne a sa part, etc… Bref, on arrive à une variété qui ne s’identifie pas.

Et si on adoptait le SOKOTO

Dans les discussions avec les professionnels, les questions dites ci haut reviennent toujours. Didier Toko, promoteur du Douala Hiphop festival en parlait encore au Midem Douala. Davy Lessouga, responsable Believe Digital Afrique Centrale soulevait ce problème à propos du classement de nos morceaux dans les playlist de plateformes de distribution de musique.

Si l’on recherche, un bon résultat de song, remplissant les critères majeures cités ci haut, j’appelerai cela le SOKOTO en me référant à la chanson de Janea sortie récemment. Pourquoi?

  • Originalité et identité : C’est afromoderne, c’est un mélange de Makossa, de Trap, de Raggamurfin et de pop/Techno. Ce n’est pas du déjà vu, je veux dire pas à grande échelle, ça ne vient pas d’une quelconque tendance Naija
  • Le SOKOTO est un concept
  • On peut varier le Sokoto et le mettre avec du RAP, comme du chant
  • Le Sokoto est dansant et peut susciter des chrorés propres à nous.
  • Le nom Sokoto qu’on peut donner à ce style est Camerounais
  • C’est nouveau, c’est de la re-création avec valeur ajoutée
  • Ça se danse, ça plait !

Ça a même déjà commencé.

Si vous regardez l’effet de ce morceau dans les endroits de festivités, vous confluerez avec moi que le SOKOTO est entrainant. En plus, si mon éveil par du morceau de Janea. Il faut dire que bien avant lui, on a eu le morceau « Danse ta chose » de Franko, malheureusement négligé. J’ai aussi eu à écouter des morceaux du même type d’inspiration chez quelques artistes, notamment Mbekool « Le mola est bon », par encore sorti ou encore Ritch « C’est koi ton numéro »

Bref, je pense que l’on devrait vraiment se pencher sur cela. Certes notre musique est fortement riche, l’on peut y exploiter énormément des rythmes et songs afin de les brasser. Mais l’époque actuelle impose qu’on ait une uniformité représentative dans le song que l’on offre en tant que musique populaire. Le SOKOTO peut le faire à mon avis. Think about!


Like it? Share with your friends!

0

What's Your Reaction?

hate hate
0
hate
confused confused
0
confused
fail fail
0
fail
fun fun
0
fun
geeky geeky
0
geeky
love love
0
love
lol lol
0
lol
omg omg
0
omg
win win
0
win

Commentaires

commentaires

Choose A Format
Personality quiz
Series of questions that intends to reveal something about the personality
Trivia quiz
Series of questions with right and wrong answers that intends to check knowledge
Poll
Voting to make decisions or determine opinions
Story
Formatted Text with Embeds and Visuals
List
The Classic Internet Listicles
Countdown
The Classic Internet Countdowns
Open List
Submit your own item and vote up for the best submission
Ranked List
Upvote or downvote to decide the best list item
Meme
Upload your own images to make custom memes
Video
Youtube and Vimeo Embeds
Audio
Soundcloud or Mixcloud Embeds
Image
Photo or GIF
Gif
GIF format