Salut Bozeur!

Salut Atome et tous les lecteurs de Voila moi!

VM : Et si tu commençais par nous dire qui se cache derrière le nom Bozeur. Quelle est ta petite histoire en quelques mots?

Bozeur: est une personne très humble et fou de musique. Je suis Technicien Supérieur en Art et Technique Audiovisuel option Son, titulaire d’une Licence en physique option matière condensée et certifié Avid, donc communément appelé Ingénieur du son. Je suis née le 14/02/1988 et j’ai grandi à l’ouest Cameroun dans la petite ville de Dschang, orphelin de mère depuis l’âge de 8 ans j’ai grandi auprès de mon père et mes frères. J’ai suivis mon cursus scolaire de la maternelle à l’université dans cette même ville et j’arrive à Yaoundé en 2014 ou j’ai suivi mes études professionnelles au centre de formation audiovisuel de la crtv, avec un stage en 2015 à Abidjan en Côte d’ Ivoire.

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Comment te retrouves tu dans le son et depuis combien d’années déjà

Bozeur : Déjà dans ma famille la musique est comme une tradition, dès mon bas âge je me souviens, avant que mon père ne parte au boulot tôt le matin il poussait toujours le son à fond. Dans les années 90 à 98, mes frères étaient très actifs dans le monde du hip-hop de la ville et m’emmenaient toujours à tous leurs shows, je pose mes premiers textes sur scène en 1998, c’est en 2003 que je me passionne du beatmaking.  Ma toute première fois de toucher flstudio3, j’ai produit 10 beats en moins de 6h de temps. 10 beats qui ont été validés par mes frères et qui leurs faisaient office de premier beat face A. Voilà comment tout a commencé et dès lors j’avais déjà mon avenir entre les mains. Donc je suis dans le monde de la production musicale depuis 2003. Ekié Bozeur

VM : D’où t’es venu le nom Bozeur et surtout pourquoi avoir adopté la signature « Ekié bozeur » ?

Bozeur : Etant petit, je prenais toujours les allures de gangster car j’ai grandi en écoutant du wu tang clan, 2pac shakur, biggy, nas etc… De mon vrai prénom Boris on m’a surnomme Bozeur qui vient de booza le chef bandit de super mario, c’est mon enseignant du cour préparatoire qui me l’avait donné. Le nom Bozeur, le nom Ekié bozeur vient de Dex Willy ; lorsqu’on enregistrait un de ces tubes, il était tellement fier de la prod qu’il a sorti cela pendant la session de prise de son et je l’ai adopté

VM : Aujourd’hui ta signature se retrouve sur les productions de nombreux morceaux notamment Tenor. Tes enregistrements tes mix et mastering sont très appréciés. Dis-nous quel est ton secret pour te démarquer?  

Bozeur : Déjà j’ai étudié le son, donc je connais exactement ce que je recherche dans un mix et j’ai toujours voulu professionnaliser ce secteur d’activité au pays et apporter une touche plus professionnelle comme le font les occidentaux et les américains. J’écoute énormément de musique et surtout les nouveautés, je reste au service des artistes dans mes travaux. Je prends la peine de comprendre ce que recherche l’artiste, je mix toute chanson comme si c’était la dernière de ma vie à 200%, et je me mets juste en tête que j’ai un empire à bâtir. Et surtout, le secret, je reste humble et ouvert à toutes remarques et critiques pour l’obtention d’un résultat plus meilleurs. Voilà en quelques lignes mon secret.

VM : Quels sont tes revenus avec ton activité? Pense tu que ce soit un domaine prometteur au Cameroun ?

Bozeur :Avec mes activités je pourrais dire que je gagne suffisamment que le salaire de deux enseignants de lycée réunis (je m’excuse pour l’exemple) par mois pour l’instant. Ce domaine est en plein essor car c’est un terrain encore vierge et inexploité pour un professionnel comme moi, c’est juste une chance et le meilleur choix que j’ai fait dans ma vie, car ce métier est celui d’aujourd’hui et de demain dans notre pays.

VM : Que penses-tu des productions musicales locales en termes de niveau et qualité ?

Bozeur : La production locale évolue parce que de plus en plus. Les mentalités et l’éducation des acteurs de ce secteur évoluent et chacun recherche une qualité meilleure avec le respect de toutes les normes de diffusion et de partage numérique possibles. Ils savent déjà c’est quoi un titre professionnel, c’est-à-dire la création et le choix des beats, un mixage, un mastering, l’importance d’un clip vidéo de bonne qualité, ainsi que la promotion et la communication d’un produit. On fait déjà des années d’études pour se perfectionner et rendre le secteur professionnel, on rencontre de plus en plus des artistes avec autour d’eux une équipe de professionnels et diplômés chacun dans son domaines. Bref le secteur se professionnalise et le résultat est directement perceptible à l’instar de tout les succès de la musique urbaine au pays. Ekié Bozeur

VM : Aujourd’hui tu es reconnu comme l’un des meilleurs. Quelles sont tes ambitions et perspectives à court et moyen termes ?

Bozeur : Déjà je suis en pleine création avec un ami et frère Le Melka qui est réalisateur diplômé de l’école supérieur des Art Visuel de Marrakech et un autre associé donc je ne vais citer le nom, d’une entreprise audiovisuelle de post production audio, qui aura en son sein des studios et du matériels professionnels de dernière génération, comparable  à ceux des Européens, destinés à tout public sans distinction. L’entreprise offrira des services dans tous les domaines et secteur de l’audiovisuel.

VM : Peux-tu nous tu citer quelques hits et produits sur lesquels tu as déjà travaillé?

Bozeur :Alors j’ai travaillé sur de nombreux hits à succès, mais je ne citerai ici que ceux sur lesquels j’ai bossé en tant que professionnel depuis 2015, car je suis encore au début de ma carrière en tant que professionnel du métier, notamment « les lions sont fâchés », « Merci papa » de Dex Willy, tous les titres à succès de Tenor (Nathalie, Do le dab, kabangondo, purple lamborghini….), Mani Bella « déranger », « My last » de slim, Locko et Dex willy avec la collaboration de Dj kris, etc… pour ne citer que ceux-là en moins de deux années.

VM : Merci Bozeur de nous avoir accordé cet entrevue 

Bozeur : C’est moi qui vous remercie, vous faites un très travail.

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